Le mardi 12 avril l'agence japonaise nationale de sûreté nucléaire (NISA) a décidé de mettre la centrale au niveau 7, soit le plus haut niveau sur l'échelle internationale des évènements nucléaires et radiologiques. Ce nouveau classement place ainsi la catastrophe japonaise au même degré de gravité que celle de Tchernobyl, alors qu’il y a un mois, les scientifiques se refusaient à comparer les deux crises nucléaires. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Dans l’accident de Tchernobyl, c’est une réaction en chaîne non maîtrisée qui a provoqué un emballement du réacteur et donc sa surchauffe, conduisant à une explosion de vapeur ou d’hydrogène. Celle-ci a libéré des produits de fission, propulsés jusqu’à plus de 3000 mètres dans l’atmosphère, qui ont ensuite contaminé une grande partie de l’Europe. Il n’y avait pas d’enceinte de confinement ni de cuve pour contenir les restes du cœur, comme dans le cas des réacteurs japonais.
A Fukushima la réaction en chaîne s’est arrêtée automatiquement au moment du séisme et la puissance avec laquelle les produits de fission sont libérés est beaucoup plus faible. Le vent et les intempéries ont contribué à rabattre rapidement une partie de la contamination au sol. Les populations ont par ailleurs été évacuées avant les principaux rejets radioactifs, dans un rayon de 40 km autour du site, et des mesures de confinement, puis de restrictions alimentaires ont été prises.
Si le bilan des morts du séisme et du tsunami est plus de 13000 morts, aucun décès liés aux émissions radioactives n’a pour l’instant été signalé au Japon.Vingt et un pompiers du nucléaire ont toutefois été victimes de problèmes de santé liés à des irradiations. Actuellement plus de 80000 personnes ont pour l’instant été évacuées et la zone de 20km autour de Fukushima vient d’être déclaré "zone interdite"...

J'aime bien ton article =)
RépondreSupprimerAinsi que les pubs pour la P.S.3 et ses jeux ^^
J'ai enfin lu ton article, il est pas mal ^^
RépondreSupprimerc'est cool votre site, on apprend plein de choses, continuez!!