Le 28 avril 2009, Christine Lagarde, ministre de l’économie ainsi que plusieurs syndicats et groupes de restaurateurs se sont réunis afin de signer un contrat d’avenir. Grâce à celui-ci, les restaurateurs ont bénéficié, le 01 juillet 2009, la TVA à 5.5 %.
La baisse de la TVA a été le fruit de longues négociations, l'Etat et restaurateurs se sont mis d'accord et ces derniers s’engageaient à :
- Baisser leurs prix
- Créer des emplois
- Améliorer la situation de leurs salariés
- Investir dans leur entreprise afin de moderniser le secteur.
Deux ans après la signature de ce contrat entre l’Etat et cette profession, quel bilan peut-on tirer de cette mesure ?
Nous avons mené l’enquête au près de quelques restaurateurs :
- Certains ont préféré investir dans leur affaire afin de favoriser la qualité de leur service et le bien être de leurs employés au lieu de baisser les prix.
- D’autres, on désiré « faire plaisir » à leurs salariés en augmentant leur salaire ou en leur offrant une mutuelle.
Mais concrètement les résultats sont peu visibles. Même si cette mesure a été une véritable bouffée d'oxygène pour les petits restaurateurs, elle a surtout profité aux grands groupes qui ont réalisé de plus gros bénéfices.
La baisse de la TVA pour les restaurateurs a causé la perte d’une source de revenues conséquente pour l’Etat et ce, sans que les effets positifs se fassent ressentir, les milliers d’emplois prévus n’ont pas été créés et les consommateurs se sentent bernés par les restaurateurs. Il reste maintenant la question des fastfoods qui ont toujours bénéficié de la TVA à 5,5 % et pourtant, celle-ci n’a jamais été remis en cause.

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